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Liz et LaureLa vie de stage, ses misères, ses grandeurs, ses beautés, ses apprentissages, ses déceptions, ses longueurs, ses désillusions et ses réussites... Morceaux choisis par deux stagiaires d'été qui savent capter le pire et le meilleur des stages, et qui vous en font cadeau. Vous, stagiaire actuel, stagiaire futur, stagiaire repenti, riez de nous... et riez aussi de vous-mêmes ! BlogCatégoriesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
Liz Collègues de retour de vacancesPar Liz et Laure :: 21/08/2006 à 15:23 :: Général
"Secrétaire Blonde" n'est plus blonde, elle a fait une magnifique teinture brune, et a mis un pull à rayures horizontales noires et blanches pour assortir. Donc désormais, nous l'appellerons Secrétaire brune.
"Secrétaire Brune" donc, alias Miss "Dégâts des eaux" (cf. posts précédents de cette même rubrique) a enfin déménagé... Cette petite rebelle a pris un appartement... en plein 15ème, trois étages au-dessus de ses parents. Pour un temps, nous pourrons la rebaptiser Miss Je-déballe-mes-cartons.
"Boss-Gentil-Papy" est allé chez le coiffeur, ainsi que l'une des Quadra Blondasses qui fait toujours la tronche. En tout cas, elle n'a plus de quoi la faire parce qu'elle est très réussie.
"Gentil Collègue ancien de mon école" revient de Turquie avec "son amoureuse" comme il dit, il a encore des étoiles plein les yeux.
"Miss Catastrophe" est toujours autant à côté de ses pompes, d'ailleurs elle a eu mauvais temps pendant toutes ses vacances en Bretagne, ce qui justifie bien son surnom.
Les deux autres jeunettes du quatrième étage sont habillées en pull à col roulé, bottes d'automne et écharpe trois mètres de long - vingt tours du cou. Elles tirent une tête d'à peu près la même longueur que leur écharpe. Pendant ce temps, Jeunette du premier étage a pris l'excellente initiative de s'acheter un ravissant pull fushia (couleur de saison) qui découvre ses épaules... je me demande même si ce soir elle me rendra l'écharpe que je lui ai prêtée tellement elle a l'air mieux depuis qu'elle est dedans!
Miss "De retour de trois semaines de vacances au Sénégal" , toute en bronzage sublime et chair de poule (dois-je vous rappeler qu'il fait particulièrement froid dans les locaux), loue durant tout le déjeuner la gentillesse et la simplicité des Sénégalais et fustige le caractère froid et désagréable des Français... C'est sûr: celle-là ne peut pas renier ses origines françaises.
Miss "Enfermée toute la journée dans mon bureau ou chez moi" n'a pas quitté son logement de Massy Palaiseau de toute la semaine de vacances, respectant ainsi la règle qu'elle a fixé avec son copain: ne pas partir en vacances ensemble... Lui est donc parti sur la Côte d'Azur et la dernière fois qu'elle l'a eu au téléphone, c'était samedi avant qu'il entre en boîte de nuit...
Mais je vous rassure, après cette semaine de vacances, et malgré le temps gris et froid, les Beaux Gosses sont toujours aussi Beaux Gosses ! Laure : dans la fosse aux lionsPar Liz et Laure :: 21/08/2006 à 10:21 :: Général
Ce matin, alors que je m’avançais d’un pas léger et innocent vers le bureau, je souriais en pensant à la journée extrêmement productive que j’allais entamer (ça ne vous fait pas sourire vous ?). Je ne savais pas encore qu’au bureau, les couteaux de la déchéance étaient en train de s’affûter pour me sacrifier sur l’autel de la folie. Oui, un complot est en train de se réaliser sous mes yeux écarquillés d’horreur, et je suis impuissante, prête à mourir à la normalité dans quelques heures. Peut-être seront-ce des minutes. Minute 1 : Le bureau auquel je travaillais, légèrement à l’écart des autres stagiaires, mon rempart contre les discussions insipides et les blagues désopilantes (not), vient de revenir à sa propriétaire de droit, la documentaliste. Je suis quant à moi désormais mêlée aux autres stagiaires qui peuplent le bureau. Fâcheux événement que j’avais cru pouvoir éviter jusqu’au bout Minute 2 : Dans la série : « la normalité fout le camp », le deuxième stagiaire sensé a vidé les lieux pendant une semaine pour cause de congé… Me voilà à la merci de Sa Grandeur, de sa cruchonne de fan et d’une stagiaire surexcitée et qui a manifestement oublié ce qu’étaient la politesse et la discrétion quand on dit du mal des gens qui vous entourent. Minute 3 : Mais approfondissons le sujet « le retour de la documentaliste ». Elle même échappe à toute tentative de description. Précisons seulement qu’après une heure passée en sa compagnie, j’ai développé une rare haine pour les documentalistes. En dehors du fait qu’elle empêche toute concentration en braillant au téléphone ou tout court, en posant violemment tout ce qui l’entoure sur son bureau, ou simplement parce que sa présence représente en soi une barbarie à l’encontre de la normalité, elle est en outre vêtue d’une veste jaune pour laquelle aucun adjectif n’a encore été inventé, mais qui à elle seule est une insulte à Adam et Eve. Minute 4 : Je viens de découvrir que les ordinateurs en réseau ne partagent pas que leurs documents mais aussi et surtout leurs historiques internet. Chose à laquelle je viens de remédier avec empressement (peut-on vraiment considérer que le blog, ma messagerie, la radio en ligne, et autres choses vitales font partie de mon travail ?). J’en ai profité pour supprimer la saisie semie-automatique de la barre d’adresses, qui affiche « amourstageetbeaute.zeblog.com » dès qu’on tape un simple « a »… Minute 5 : La DAB (non non pas Distributeur Automatique de Billets… Documentaliste Absolument Barrée) vient de péter un câble matinal (lui reste-t-il seulement des câbles à péter ?). L’idée que cette femme puisse se montrer plus givrée qu’elle ne l’est déjà me plonge dans un abîme d’angoisse. Passons. La DAB vient donc de se lancer dans une diatribe emplie de rancœur, parce que les stagiaires n’ont pas rempli ce qu’elle appelle « le minimum, même si c’est bassement matériel ». Dois-je préciser que le fameux « minimum » a été selon elle détaillé dans un mail, que bien sûr aucun de nous n’a reçu. Sans doute dans un moment d’égarement l’a-t-elle envoyé au père Noël, ou à un site de commande de courses en ligne. Minute 6 : il est 11h : temps passé en silence : 1’57… en comptant 1 minutes passée au toilettes. Minute 7 : Je vais trouver refuge auprès de la machine à café et, preuve que la raison est déjà en train de me déserter, j’envisage d’entamer une conversation avec elle.
Je vais aller me renseigner sur les symptômes de la gale, et feindre une poussée foudroyante. Peut-être ainsi serai-je consignée dans une quarantaine salvatrice au dernier étage du bâtiment. C’est désormais mon seul espoir. |
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