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Liz et LaureLa vie de stage, ses misères, ses grandeurs, ses beautés, ses apprentissages, ses déceptions, ses longueurs, ses désillusions et ses réussites... Morceaux choisis par deux stagiaires d'été qui savent capter le pire et le meilleur des stages, et qui vous en font cadeau. Vous, stagiaire actuel, stagiaire futur, stagiaire repenti, riez de nous... et riez aussi de vous-mêmes ! BlogCatégoriesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
1001 façons de se suicider en stage : la dommagePar Liz et Laure :: 04/08/2006 à 12:07 :: Général
Par indigestion de frites grasses et steak haché option "pneu 4x4". Yummy!
Liz : à fond dans le boulotPar Liz et Laure :: 04/08/2006 à 10:32 :: Général
Bon je me mets à bosser.
La quadra a encore ouvert la fenêtre, on se les pèle.
Bon je m'y mets.
J'ai qu'à enfiler ma nouvelle veste, en plus elle me va si bien.
Allez là faut que je m'y mette.
Pis quand je l'aurai enfilée j'irai la montrer au beau gosse du premier qui voulait la voir.
Sérieux, j'ai un dossier qui m'attend, avec compte-rendu à faire pour ma maître de stage cet après-midi.
Tiens d'ailleurs elle est arrivée ma maître de stage?
Pas mal la nouvelle coiffure de la secrétaire apparentie Bridget Jones.
Bon 10h35 ca va j'ai encore 2 heures pour m'y mettre.
De toute manière j'ai bien avancé hier.
Oui ma maître de stage est là, même qu'elle m'a envoyé un mail. RAS.
Enfin hier j'ai fait que du copier-coller des documents, en fait j'ai rien lu. Ca va être long de tout lire?
D'ici 11h j'irai bien me prendre un petit café.
Non même un grand café, car en plus faut que je me réchauffe.
Bon, après le café je m'y mets sérieusement.
Ah, je ne vais pas tarder à avoir une envie pressante, avant même d'avoir avalé le café!
Quand on me regarde de loin, ca se voit que je glande?
Qu'est-ce que je vais faire demain soir samedi? Et si j'appelais Machin?
Bon le ciné hier soir c'était pas fabuleux, mais heureusement Keanu Reeves était à la hauteur. Puis ce qui est cool ce matin c'est que ma coiffure ressemble à celle de Sandra Bullock dans le même film.
D'ailleurs je vais aller voir les critiques d'Allo Ciné.
Keanu, sors de ma tête et laisse-moi bosser.
Lol Laure était trop drôle ce matin quand elle est sortie du métro à sa station et qu'elle m'a crié "Bonne journée!!!!", on aurait dit qu'elle le criait à la cantonnade. Je suis sûre qu'un de ces matins, il y a des gens un peu plus réveillés que les autres qui lui répondront. Ou alors c'est moi qui me ferai aborder: "Elle est trop drôle ta copine!"
Bon, je remets ma veste et je me mets au travail.
Et si j'allais écrire un article sur le blog?
vingt minutes passent....
Ayé je suis réchauffée, j'ai enfilé ma veste; et je viens de me faire réchauffer la main droite par la poignée de main du boss.
Heureusement, j'étais vraiment en train de travailler quand Boss est venu me saluer.
Hé bien, cette remise au travail n'aura pas duré longtemps.
11h passé, l'heure du café! Laure, Parce qu'une journée n'est jamais finie avant qu'on soit dans son litPar Liz et Laure :: 04/08/2006 à 10:15 :: Général
Le 3 août restera
probablement gravé dans l'histoire comme la journée merdique de base.
Après le tragique et quasi insoutenable épisode du talon cassé,
n'importe qui aurait voulu rentrer chez lui, s'enfoncer dans un bain
chaud et laver cet immonde affront d'un bon jet d'eau bouillante.
Mais ç'aurait été sans compter sur le dieu des petites tracasseries du quotidien (marque déposée), qui avait décidé de m'accompagner "jusqu'au bout de la nuiiiiiiiiiit". C'était probablement écrit sur les tablettes non écrites des dieux, j'allais en baver jusqu'à ce que sommeil s'en suive. 17h30 : après avoir bénéficié d'une grâce patronale d'une heure, me voici chevauchant mes chaussures à talon flambant neuves (qui a dit que je ne tirais décidément pas de leçons du passé?), je me dirige clopin clopant (ce qui est exactement l'expression appropriée étant donnée que mon mollet de tenniswoman a quelques difficultés à s'habituer à nouveau au port de chaussures entières) vers la garderie située à l'autre bout de la ville où je dois récupérer une adorable petite blondinette de 2 ans et demi en attendant que ses parents rentrent du boulot. 18h30 : mon petit doigt de pied n'existe virtuellement plus, il a vécu une compression contre lanière de cuir absolument supérieure à ce qu'il pouvait humainement supporter. Je récupère l'enfant, et le ciel m'envoie un message sous la forme d'une responsable de crèche au sourire sadique : "elle doit être crevée, elle n'a pas fait de sieste et on a fait du sport toute la journée". Ô mon dieu. où sont les calmants pour enfant? 18h35 : oui, la petite est crevée, comme elle le fait remarquer bruyamment dans toute la rue en hurlant de façon systématique dès que je la pose par terre pour soulager mes bras meurtris. En désespoir de cause, je lui donne un mignon petit sac vert transparent que j'ai eu en cadeau avec mes chaussures. Rigole petite, il est hors de question que je te le laisse. 18h45 : je suis rincée. Bien sûr la pluie m'a poursuivie dès que j'ai mis un pas dehors que ce soit en sortant du boulot, de la garderie. Comment un soleil éclatant devient-il un crachin sournois pendant les 2 minutes qui servent à descendre l'escalier? La petite pleure environ toutes les 2 minutes elle aussi. Je la colle devant la télé pendant que je prépare le repas (qui a dit mauvaise baby-sitter?) 18h55 : cette enfant est de toute évidence affublée d'une mère qui n'a aucune notion de temps de cuisson. Le mot qu'elle me laisse indique donc qu'il faut lui faire manger du riz et du brocolis, ce qui est difficile puisque les deux ne cuisent pas aussi vite et que je dispose probablement de moins d'un quart d'heure avant que la petite me pique une crise de nerf, il faut donc aller au plus vite : yahourt et riz. 19h05 : son père arrive, faisant la chose la plus stupide qu'on puisse humainement faire à un enfant dans cet état : il la prend dans ses bras puis la repose dans les miens (couverts de riz et de yahourt à la fraise) en lui disant "papa doit travailler, tu fais comme s'il n'était pas là et tu prends ton bain avec Laure"... Hurlements, déchirure et yahourt sur le mur sont la réponse inspirée de mon petit monstre. 19h30 : après une lutte acharnée pour coller cette gamine dans le bain, je suis enfin tranquille. Trempée, couverte de yahourt et de riz mais tranquille. Sauf que le petit ange décide de remuer dans tous les sens... et tombe bruyamment dans le bain. Hurlements, arrivée du père armé du regard "Qu'est-ce t'as fait à ma fille". Gestion de crise, ça tombe bien c'est la mention de mon diplôme d'étude! 19h45 : je suis dehors, j'ai 15 euros en poche, et le dieu des tracasseries m'abandonne enfin. Comment je le sais? Le bus que je voulais prendre passe sous mon nez, puis, dix mètres plus loin s'arrête et m'attend. Je suis la seule passagère. Je vais au terminus comme dans la limousine du pauvre. Vous voulez savoir ce que je retiens de cette journée? Quand j'ai mis la gamine douchée et rassasiée dans les bras de son père, elle s'est mise à hurler comme jamais (même après la chute dans le bain), et lui a asséné un "lâche moi" particulièrement vexant. Il a eu un regard de chien blessé et repentant qui m'a tenu chaud toute la soirée! Laure, idée à la con n°3Par Liz et Laure :: 04/08/2006 à 10:05 :: Général
Et si on recollait votre chaussure avec de la glu?
Pour ceux qui n'ont pas suivi les tragiques aventures du 3 août, la chaussure, c'est cette sublime petite paire achetée à peine trois mois auparavant et qui a choisi de tirer sa révérence magistralement en explosant littéralement et bruyamment sous le nez du patron... Pour la petite histoire, il faut savoir qu'une autre idée à la con a détrôné celle-là presque aussitôt. Cette magnifiscence nous vient tout droit du bureau voisin, habité par une femme charmante mais peu inspirée ce jour là : "Et si on la scotchait, cette chaussure? Ou alors on pourrait l'agrapher..." Laure, idée à la con n°2Par Liz et Laure :: 04/08/2006 à 5:47 :: Général
Mmmmhh...
finalement je n'aime pas trop la deuxième colonne sur laquelle vous
venez de passer un jour et demi à travailler. On la supprime et on la
remplace complètement par la troisième que vous avez à peine commencé à
remplir. Ok?
Je crois que ça se passe de commentaires. Est-il utile de préciser que le remplissage de la fameuse colonne a failli me coûter la vie à deux reprises : je m'ennuyais tellement en comptant que j'ai oublié de respirer. Liz La jungle des collègues: la Bridget Jones en milieu hostilePar Liz et Laure :: 04/08/2006 à 0:00 :: Général
On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, on choisit encore moins ses collègues.
Et pourtant! On vit dans les mêmes pièces, on utilise leur machine à café, on partage souvent leurs repas, et on squatte leurs toilettes... Avant d'accepter de partager autant d'intimité avec vos collègues, il est nécessaire de les connaître un peu! Tour d'horizon des bébêtes du bureau susceptibles d'effrayer la stagiaire novice... La Bridget Jones: trente-cinq ans, toujours en crise avec sa mère qu'elle appelle en même temps tous les soirs. Cliente assidue de la salle de gym et de l'épilatrice Yves Rocher. Comme elle imagine être toujours en manque d'argent, veut louer son appartement, mais ne l'a toujours pas lavé ni rangé même deux heures avant les locataires arrivent. A 35 ans, se lamente tout haut de ne pas encore avoir de mec... ce qui évidemment ne rassure pas la jeune stagiaire célib de 20 ans qui déjeune avec elle en espérant qu'elle va lui apprendre la vie. Gaffeuse OF COURSE, puisqu'elle est incapable de réprimer ses petits cris d'étonnement et de bonheur même en pleine réunion. Sur les traces de Bridget Jones, l'éternelle ado en crise: la secrétaire, belle blonde de trente ans qui a la poisse avec sa plomberie (trois dégâts des eaux en trois mois: si vous riez là c'est que vous êtes bien cruel), qui ne veut plus vivre chez ses parents mais qui emménage dans l'appartement au-dessus de celui de... ses parents. L'anti-Bridget Jones: la femme enceinte de son premier. Elle sait déjà que ce sera un garçon mais ne veut pas divulguer le prénom du petit à quiconque avant la naissance. Non ce n'est pas une lubie de femme enceinte ou un snobisme de la première maman du monde (comme chacun sait!): elle veut juste éviter les commentaires de Belle-Maman. Son état de grossesse avancée lui fait rechercher la compagnie unique de l'autre future maman de la boîte, et snobe tous les anciens copains de son âge qui préfèrent organiser des pique-nique dans leur bureau avec les célibataires de moins de 31 ans de la boîte. |
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