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Liz et LaureLa vie de stage, ses misères, ses grandeurs, ses beautés, ses apprentissages, ses déceptions, ses longueurs, ses désillusions et ses réussites... Morceaux choisis par deux stagiaires d'été qui savent capter le pire et le meilleur des stages, et qui vous en font cadeau. Vous, stagiaire actuel, stagiaire futur, stagiaire repenti, riez de nous... et riez aussi de vous-mêmes ! BlogCatégoriesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
Laure... Blagues de bureau, une aventure de Sa GrandeurPar Liz et Laure :: 09/08/2006 à 16:45 :: Général
Notre stagiaire modèle, j'ai nommé Sa Grandeur s'est lancé hier dans un de ces dialogues insipides dont il a le secret avec une autre stagiaire, elle même dépourvue de cervelle...
Après un couplet somme toute très classique sur la nullité du service public (rappelez-moi où il fait son stage? ah oui, dans un ministère...), notre cher ami s'est lancé dans un récit particulièrement bouleversant de son expérience dans un hôpital. Malgré une tentative quasi désespérée de ma part pour échapper à ça en augmentant à fond le volume de Franck Sinatra dans mes oreilles, je n'ai rien pu faire, et j'ai subi en silence le récit qui suit -jugez par vous-même de l'intérêt de la chose-. Sa Grandeur, qui n'est jamais à court d'idées désopilantes pour égayer le quotidien des créatures qui l'entourent avait donc mis à profit son dernier jour à l'hôpital pour faire une blague d'une finesse inouïe et d'une fulgurante intelligence : mettre un caca en plastique dans le couloir. Sûr de son humour ravageur, notre jeune et prétentieux ami s'est donc amusé à le faire dans tous les étages et gâchait donc la pause café en narrant cette expérience. Le plus pathétique n'est pas la blague en soi, ce genre d'égarement peut arriver à des gens très bien, mais plutôt le fait que Sa Grandeur en tire des conclusions révolutionnaires et généralisantes de très haut niveau. En effet, dans l'un des services, une des femmes de ménage a refusé de le nettoyer car, par chance pour elle, ce n'était pas de son côté du couloir. (je pense personnellement qu'elle voulait nettoyer Sa Grandeur et pas l'étron plastiqué). Il en a conclu, selon un enchaînement logique qui m'échappe, mais n'oublions pas de qui on parle, qu'un malade peut crever la nuit , l'infirmière ne se déplacera pas si ce n'est pas son côté du couloir. (appuyé par une observation probablement très succinte lors de son stage, surtout si on admet que Sa Grandeur ne peut se concentrer plus de 3 minutes sur autre chose que sa personne) S'en suit une anecdote tout bonnement héroïque à cette histoire déjà incroyable, c'est que Sa Grandeur a interposé sa royale personne pour éviter qu'un malade ne subisse les conséquences de sa blague philosophique. Il en a conclu, suivant la même logique Sa Grandeuresque que les infirmières sont des cruches puisqu'un malade en chaise roulante ne peut se lâcher comme ça dans les couloirs (par contre un abruti qui repousse les limites de la logique, sans problème). J'ai retiré les écouteurs de mes oreilles, froidement. Et puis, alors qu'une répartie cinglante allait sortir pour lui dire en deux mots mon avis sur ces conclusions le niveau général de la conversation - j'étais un peu agacée en pensant aux nombreuses infirmières dans ma famille qui bossent nuit et jour pour les malades -, quand la fille avec qui il parlait m'a tout simplement cloué le bec de stupidité. Elle a dit "oh quelle bonne blague, c'est carrément désopilant. Moi pour le dernier jour de stage j'amènerai un coussin péteur" * J'ai remonté le son, me consolant de tant de bêtise avec la voix de Sinatra. Je me demande toutefois quelles conclusions philosophiques notre jeune stagiaire décérébrée va pouvoir tirer de son expérience au coussin péteur pour pouvoir la partager avec Sa Grandeur... *j'ai changé deux ou trois mots mais l'idée est là Trackbacks
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Commentaires Le 09/08/2006 à 22:38, par Mam
Je pourrai moi aussi écrire sur les délicieuses conversations entretenues avec les techniciens de "Orange". La dernière étant une technicienne qui me fait tester le téléphone en me demandant de le débrancher:
-Et là, madame, avez vous une tonalité?" Ca se passe de commentaire... Le 10/08/2006 à 22:52, par amélou
Euh, ils sont vraiment pitoyables, tes "collègues" stagiaires...ils les ont trouvé où???
J'ai jamais vu ça, jamais!!! Je te souhaite bon courage! Ajouter un commentaire |
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