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<title>Amour, stage et beauté</title>
<description>La vie de stage, ses misères, ses grandeurs, ses beautés, ses apprentissages, ses déceptions, ses longueurs, ses désillusions et ses réussites... 
Morceaux choisis par deux stagiaires d'été qui savent capter le pire et le meilleur des stages, et qui vous en font cadeau. 

Vous, stagiaire actuel, stagiaire futur, stagiaire repenti, riez de nous... et riez aussi de vous-mêmes ! </description>
<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/</link>
<language>fr</language>
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	<title>Laure : enfin une innovation technologique sur laquelle...</title>
	<description><![CDATA[... vous aller pouvoir faire pipi!Et oui, vous qui avez toujours rêvé de pisser sur un gadget hightech dernier cri, clearblue vous a entendu. Pour une grossesse toujours plus amusante et imprévue avec son nouveau spot de pub : imaginez un fond noir, sobre, sur lequel s'avance le batonnet bien connu, et la voix off, à la fois grave et tranquilisante qui annonce "enfin une innovation technologique sur laquelle vous aller pouvoir (pause - un jet de liquide jallit du coin supérieur gauche pour venir arroser le batonnet et la voix poursuit sur le même ton quasi sensuel)... faire pipi".Oui oui messieurs dames, il y a des gens qui étudie dans des cabinets de communication et qui garde le sens de l'autodérision : la vidéo c'est ici

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	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/235680-laure-enfin-une-innovation-technologique-sur-laquelle/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Fri, 10 Aug 2007 13:27:00 +0200</pubDate> 
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	<title>Laure : la mauvaise fée de la lose</title>
	<description><![CDATA[
 Dans le fond, qu'est-ce qui fait une journée de lose intégrale (la journée pas la lose)? Ce n'est pas, contrairement au poncif, qu'on vous annonce que Hammy, le hamster de votre arrière petit neveu, est décédé avant que vous n'ayiez pu poser sur lui (le hamster pas le cousin, qui a dit c'est lourd cet humour?) un regard protecteur et paternel, ni même qu'on vous dise de but en blanc que votre chanteur préféré s'est converti à l'animisme et a par conséquent décidé de cesser tout contact avec le monde de l'art. Pas. du. tout.En fait la vraie, l'originale journée de lose, telle que définie par la mauvaise fée de la lose est une journée a priori ordinaire, mais ponctuée de milliers de petits détails qui vous pourrissent la vie. Je m'explique.Ce matin, alors que je me levais comme une fleur à 9h40 du matin (oui je sais c'est mal, mais je l'ai payé cher), je réalise à mon effroi qu'il n'y a pas de jus de fruit. Ni de chose éligible au poste de petit déjeuner. N'écoutant que mon estomac je décide de me payer le caprice d'un petit déjeuner en boulangerie, justement il y en a une en face, ça tombe bien n'est-ce pas?10h25 je sors, sous des trombes d'eau, pour aller à mon rendez-vous à 11h qui nécessite 10 bonnes minutes de marche et 15 de métro. Bien sûr je suis en pantacourt-sandalettes blanches à talons qui dérapent sur les feuilles. Mais je suis mon instinct, qui me guide vers la boulangerie. Au bout de trois minutes, j'ai de l'eau au genou, chaque feu piéton passe au rouge à mon approche et pourtant tout m'est égal, je veux un petit déj. Arrivée devant la boulangerie, une pensée atroce me saisit : hier on était mardi (jusque là tout va bien), ce qui signifie qu'aujourd'hui est (rien ne va plus) : MERCREDI.Mercredi, mon coeur vient de tomber de toute ma hauteur. Mercredi comme le jour de mes deux dernières heures de conduite, de 12h à 14h à l'autre bout de la ville par rapport au rendez-vous de 11h. Un espoir fou me saisit : je hèle les premiers passants : on est mercredi? je leur demande, l'air hagard avec mon parapluie, ma tenue d'été et mon bouquet de roses reçues la veille (pas de questions merci, c'est déjà assez compliqué). Ils me fixent et je répète, ON EST MERCREDI??? L'air interdit, il me disent "no french, francese no"... Bien sûr, il a fallu que je tombe sur les touristes qui me renseignent, l'air ravi deux secondes plus tard "yes, wednesday". Je leur ferais bien avaler ce sourire... Mais je me précipite vers la bouche de métro. (vous noterez que le plan petit déjeuner a disparu)Tout peut encore s'arranger : je vais torcher le premier rendez-vous voire le reporter puis arriver à l'heure à la conduite... ahah, mais je plonge la main dans mon sac, et il y manque non seulement mon agenda, mais surtout le carnet de conduite, celui sur lequel il est écrit : "sans ce carnet, vous ne serez pas autorisé à conduire, il est inutile de tenter de resquiller. Lu et approuvé Laure"... CE carnet qui est absolument toujours dans mon sac, sauf aujourd'hui. Si je vais le chercher j'en ai pour une heure aller, une heure retour... J'essaie d'appeler l'auto école, bien sûr la fille des renseignements mets trois plombes à trouver (elle avait écrit "autoecole" au lieu de "auto école" du coup rien ne sortait-véridique), et ça ne répond pas. J'appelle le rendez-vous de 11H. Répondeur.Je ne planterai personne, alors je me présente à 11H. Mon rendez-vous est en retard de 10 précieuses minutes parce que "il pleuvait alors je suis rentrée chercher un parapluie"... Bref!Heureusement je peux conduire pck la fée de la lose devait regarder ailleurs à ce moment là. Mais elle se ressaisit immédiatement et se ligue avec la fée des grands moments de solitude. J'allais retrouver une amie aux halles. Dans le métro je reçois un message : "il pleut du coup je bosse. On se voit une autre fois?". Qu'à cela ne tienne, j'appelle une amie qui habite près de là : "j'ai un autre rdv mais attends je te tiens au courant". Une heure plus tard, la vessie au bord de l'explosion, je reçois un nouveau message d'annulation.Le reste de cette pathétique journée a consisté à faillir dans la recherche de quelqu'un pour aller au cinéma avec moi. Mais je ne me laisse pas abattre et j'y vais seule. Il faut croire que seuls les couples vont au cinéma voir les Simpsons, juste pour renforcer la solitude de ceux qui y vont seuls. Enfin celle, puisque ce soir tout le monde était en groupe. Au moins, je pense, je n'aurais pas de mal à trouver de place puisqu'en groupe c'est toujours plus chiant (pensée de réconfort "vieille fille attitude"). Que nenni! En fait les couples se sont amassés pile là où je voulais aller les traîtres, ils ne me feront aucun cadeau. Je m'assois près d'un inoffensif garçon qui a l'air aussi seul, comme ça il me foutra la paix... mais sa copine le rejoint aussitôt que je me suis assise et c'est parti pour le nettoyage de glotte bifacé. Derrière moi, c'est le gros relou qui est assis, vous savez, celui qui rit trop et trop fort et vous empêche de rire naturellement parce qu'il est constamment plié en deux...Je rentre, il est 23h, plus rien ne peut m'arriver pense-je... Naïve. La mauvaise fée m'offre un dernier cadeau alors que je dévie de l'itinéraire habituel pour traverser la voie par le pont 300 mètres après la station au lieu du souterrain : l'escalier d'accès est barré... Ultime rafinement d'une journée que chaque détail s'est évertué à pourrir. Vivement demain.PS : bien sûr dans tout ça j'ai avalé un cookie pour petit déjeuner, un peu de pizza pour déjeuner... à 16h30 en rentrant, et de la pompote en dîner dans la salle de ciné.    
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	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/235231-laure-la-mauvaise-fee-de-la-lose/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Wed, 08 Aug 2007 22:29:00 +0200</pubDate> 
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	<title>Laure : révisions pour le grand oral d'enjeux politiques ak philo</title>
	<description><![CDATA[Impasse. du latin im - passare : aller se faire foutre. L'étymologie très riche de ce mot montre toute la duplicité du concept d'impasse : non seulement le sujet sur lequel on fait une impasse va se faire foutre, mais aussi l'étudiant qui a fait l'impasse et pioche deux sujets concernant ce chapitre dans le chapeau de la vie. Derrière le concept d'impasse, on trouve donc le lien fondamental entre l'objet et le chercheur, le sujet étudié et l'étudiant. Faut que j'arrête la philo moi...

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	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/217577-laure-revisions-pour-le-grand-oral-d-39-enjeux-politiques-ak-philo/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Tue, 26 Jun 2007 21:14:00 +0200</pubDate> 
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	<title>Laure : le Vésinet, ses vieux, son monoprix, ses pauvres (ah non, oubliez ce dernier élément)</title>
	<description><![CDATA[
Ce post est long mais sans vantardise, il vaut le détour (d'ailleurs je n'en suis pas l'auteure mais la rapportrice)Je reviens juste d'une course au monoprix qui n'aurait du être qu'une routine agrémentée par la perspective de mon déjeuner, reposant dans une pose très suggestive au fond de mon panier.Mais la vieille derrière moi a décidé qu'il en serait autrement, et a voulu me faire profiter de sa sagesse pluri-lustraire, la richesse d'une vie passée à contempler la complexité et la pauvreté de certaines parties de ce monde (non, je plaisante, on est au Vésinet donc on peut tabler sur une vie d'oisiveté à regarder bosser sa bonne tout en maudissant les 35 heures et le coût exorbitant des charges patronales).Tout commence en douceur, je vais vous refaire le dialogue dans sa plus fidèle entièreté, c'est que du bonheur comme dirait le grand poète de la Grèce antique N. Aliagas : mes commentaires en italique, le vrai dialogue en normal :"- qu'ils sont sales ces paniers- ... je me raidis imperceptiblement en sentant l'imminence d'un DMP dialogue mono-proféré- comme les français. Ils sont sales... elle cherche la figure de style de toute évidence, vu la ride centrale qui se creuse sur son horrible front : au sens propre comme au sens figuré- ... mon regard oscille entre le dégoût et l'interrogation qui m'habite : qu'a-t-elle voulu dire? Manifestement elle interprète ça comme un regard d'intérêt profond et enchaîne- je dis : au sens propre comme au sens figuré!- ... (vous remarquerez que je n'ai pas prononcé un mot, la vieille comprend enfin que son délire hygiéniste ne me bouleverse pas et tente une nouvelle approche qu'on pourrait qualifier de marginale)- Heureusement votre jean à vous ne traîne pas par terre- la surprise terrasse mon silence : oui c'est un pantacourt, donc le concept c'est que ça s'arrête sous le genou- soyons clairs, elle s'en tape : la fille d'une amie me disait l'autre jour : son oncle est biologiste et il a fait analyser le bas des jeans qui traînent par terre voilà en effet une expérience qui justifie toute une vie au service de la biologie et bien vous n'imaginez pas ce qu'on y trouve. Il dit qu'un enfant de 4 ans, de cette taille là elle mime, s'il est assis à côté d'un bas de jean qui a traîné par terre, il peut en crever!! elle s'échauffe et ça met ça dans sa valise, ça mélange le propre et le sale elle tempête que dis-je elle tonitrue sans parler des jeans à trous! elle me fatigue- ... rassurez vous, le plus incroyable est à venir- Quand on sort du Vésinet, on peut voir des pauvres pauvre pauvre de moi et ils ont des trous dans leurs pantalons, et ils aimeraient beaucoup avoir du fil pour les recoudre je l'imagine pourfendant la misère armée de son aiguille et de son fil alors moi je dis à mon neveu "Alexis, qu'est-ce que c'est que ces vêtements", et quand il me répond que c'est la mode, je me dis "pauvre con"- ... yeux écarquillés, instant de compassion, je visualise Alexis et son affreuse tante- Elle voit le regard et se ravise Oui! Tata s'énerve- j'ai peur pendant un instant que l'écarquillement ne fasse tomber mes globes oculaires mais ils restent miraculeusement en place alors j'en profite A l'origine le jean tombant a été porté aux Etats Unis pour mimer les prisonniers qui n'ont pas de ceintures sur leur uniforme, par solidarité.- Humpf ahah!! Tata est calmée??? Et bien non Enfin, ces prisonniers, ils ne sont pas innocents non plus, ils ne sont pas là pour rien, alors il faut arrêter cette charité mal placée? De toutes façons je n'aime pas les Etats-Unis. Ils ont la peine de mort c'est pas bien. Moi je n'aime pas les américains, qu'ils restent chez eux et moi dans mon hexagone je vous jure qu'elle a dit ça je sais ça a l'air faux, on dirait que j'en rajoute mais non!A ce moment là, j'ai bien sûr renoncé à lancer un débat sur les problèmes du système carcéral, mais je trouve que cette immonde conversation manque encore d'une immonde conclusion, bien sûr le mot de la fin sera pour Tata, qui décidément ne déçoit pas :"enfin, ils ont quand même de beaux paysages"  
]]></description>
	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/217316-laure-le-vesinet-ses-vieux-son-monoprix-ses-pauvres-ah-non-oubliez-ce-dernier-element/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Tue, 26 Jun 2007 12:54:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>Laure : le miel et les abeilles</title>
	<description><![CDATA[C'est mardi, et je suis crevée. Le rer est bondé (décidément ma vie est remplie de transports en communs). Je laisse comme d'habitude mon regard vagabonder sur les gens, les observant sans les dévisager. Je repère rapidement un objet de curiosité. C'est un groupe de quatre personnes, trois ont la trentaine, jeunes cadres dynamiques, et l'autre la quarantaine bien tassée, approchant crise de la mèche grisâtre mais pas encore vieux beau à la recherche de son sex appeal dans les cours de récré. Au milieu des trentenaires, une femme. Elle est bavarde, n'arrête pas de raconter des anecdotes qui semble charmer son auditoire. Son physique n'a rien de particulier mais elle a de l'aisance pour s'exprimer et elle est plutôt jolie que quelconque. Après quelques stations, je comprends que ce n'est pas elle qui est bavarde mais les autres qui sont fascinés. Ils sont là autour d'elle, le quarantenaire marié affiche une distance quasi hiérarchique, et les deux jeunes écoutent la fille en rebondissant de temps à autre. Elle semble meubler la conversation pour échapper à leur regard. Surtout le jeune trentenaire. Il ne la regarde pas comme un collègue qui commente une abrutissante journée de travail à laquelle tout le monde a participé. Il regarde au travers d'elle. Il y a une telle indécence dans son regard que je détourne les yeux pendant un moment. Quoiqu'elle dise, il adopte une attitude qui indique à la fois qu'il sait ce qu'on attend de lui mais aussi que ce peut lui importe ce qu'elle dit, il veut autre chose.Je divague? peut être. Mais je me suis sentie presque gênée d'assister à cette scène, gênée pour elle. Et l'expression "déshabiller du regard" n'a jamais parue aussi personnifiée qu'à ce moment.

]]></description>
	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/214289-laure-le-miel-et-les-abeilles/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Tue, 19 Jun 2007 23:39:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>Laure : Les vieux et les transports en commun. 2. Monique</title>
	<description><![CDATA[
Ligne 86, 19h20. Un avis sur l'arrêt du bus indique à Monique que le trafic sera perturbé aujourd'hui sur la quasi intégralité de la ligne. Elle regarde ses paquets : ça ne pèse rien mais elle a la flemme d'aller au métro. Elle hésite, réfléchit, pense à appeler son petit fils (après tout ce vaurien ne lui a pas filé de coup de fil depuis plus de deux semaines, alors pourquoi devrait-elle se sentir gênée de le déranger pendant ses révisions de partiels pour venir la chercher au bus). Alors qu'elle est plongée dans ses pensées, le 86 arrive. Un ange passe au dessus de la tête d'un certain Nicolas qui n'aura pas à s'extraire péniblement du lit où il révise depuis bientôt trois heures un obscur manuel de droit européen pour aller chercher son acariâtre grand mère qui ne se souvient jamais de son anniversaire de toutes façons.Elle monte dans le 86 pour constater avec agacement qu'il est bondé... hélas au moment où elle se décide à descendre du bus pour appeler Nicolas, il a déjà démarré. Le frère de l'ange de tout à l'heure passe à nouveau au dessus de Nicolas qui décide d'aller faire un footing avant de passer à l'étude des lobbies. L'avantage de Monique, c'est qu'elle est détestable mais indécise, alors souvent son entourage échappe de peu à ses caprices parce qu'elle n'a pas le temps de les mettre à exécution. Puisque le bus est bondé, il va falloir trouver une proie. Elle est très forte à ce jeu, elle le pratique depuis qu'elle a des cheveux gris, même si ses vaillantes jambes lui permettent encore de participer au semi-marathon 3ème âge de son village natal deux fois par an. Qu'à cela ne tienne, Monique tient déjà sa victime. Elle feint de porter un sac lourd et s'approche péniblement d'une jeune fille qui est assise sur le siège surélevé du bus et a l'air épuisée, entourée de sacs volumineux. Monique renforce son souffle à l'approche du siège et en rajoute même dans le pathos en s'appuyant lourdement à côté de la jeune fille, qui ne manque pas de la remarquer. Avec un sourire aimable malgré ses traits tirés, la jeune regarde Monique et lui dit d'un air vaguement las : "vous désirez vous asseoir madame?", ni une ni deux (nyark nyark nyark), Monique se hisse aisément sur le siège, poussant quasiment la jeune fille qui rassemble ses sacs, tout en la gratifiant d'un "oh non, enfin, merci vous êtes bien gentille, c'est que je suis chargée"... Le regard désormais sarcastique de la jeune va des deux malheureux sacs à main de Monique vers ses lourds paquets qui encombrent à présent le couloir et se font piétiner par les autres voyageurs. Mais Monique s'en fout, pour sauver les apparences elle lâche un vague remerciement à la fille et branche son walkman... tout ce bruit... ça l'insupporte. Demain pour rentrer de la gym elle appellera Nicolas.  
]]></description>
	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/198455-laure-les-vieux-et-les-transports-en-commun-2-monique/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Thu, 17 May 2007 16:17:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>Laure : Les vieux et les transports en commun. 3. Maurice *</title>
	<description><![CDATA[
   * cette histoire est inspirée librement de faits qui me sont réellement arrivés dans le métroIl est 20h. Maurice vient de finir son poulet sauce moutarde, il a jeté l'emballage dans la poubelle, plié sa serviette, essuyé la table, lavé les couverts, séché, rangé. Il a même eu le temps de repasser un petit coup d'aspirateur dans son appartement immaculé du 1er arrondissement. Pour se détendre un peu, il met la radio. Maurice déteste la télé. Il trouve toutes les émissions criardes, bruyantes, voire carrément stupides. En revanche, et il ne s'en cache pas, Maurice adore les chansons sirupeuses que déversent certaines stations de radio, il connaît les paroles par coeur : "ce sera nouuuuuus dès demain" et autres "qui saura, qui saura, qui sauraaaaa". Mais ce soir après quelques chansons, il est lassé de chanter pour lui même, alors après s'être brossé les dents, peigné les cheveux, préparé les affaires pour demain, il n'a juste pas envie d'aller se coucher, comme tous les soirs, à 20h30. Nous n'irons pas jusqu'à dire qu'entendre les premières mesures de casser la voix hurlant à la radio (décidément les limites de l'insupportable sont très relatives) suffisent à rompre la routine machinale et à lui faire enfiler son éternel imperméable pour prendre la direction du métro, mais il y a un peu de ça. Et puis le voilà sur les quais des Halles, il a marché un peu au hasard des rues et s'est finalement engouffré dans la monstrueuse station, profitant des escalators. Sur le quai, il est saisi d'une envie de chanter. D'abord gêné, il fredonne discrétement les airs de ses chansons préférées, puis, sans se soucier des gens qui passent et le fixent du regard, il se surprend à chantonner puis à chanter à haute voix les mélodies qui habitent ses soirées. Il voit bien que les gens se moquent&nbsp; mais alors qu'il rougit et s'apprête à s'arrêter, le sourire d'une jeune fille au bout du quai l'anime, et il la suit dans la rame puisant dans son regard le courage de chanter. Pour prolonger cet instant de complicité, il lui semble qu'il pourrait chanter ainsi jusqu'au bout de la ligne. Mais le charme s'est rompu aussitôt qu'ils ont été entouré du conformisme poli et gêné des voyageurs. Maurice pousse la chansonnette quelques stations, ne trouve plus le regard de la fille, et, s'excusant presque d'être passé, sort à st michel.     
]]></description>
	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/198446-laure-les-vieux-et-les-transports-en-commun-3-maurice/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Thu, 17 May 2007 15:49:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>Laure : Les vieux et les transports en commun. 1. Paulette</title>
	<description><![CDATA[Tout le monde en lisant ce titre doit avoir un souvenir qui émerge, le plus souvent mauvais ou comique, d'une personne âgée se faufilant habilement à travers une foule compacte pour pénétrer dans un moyen de transport en commun à l'heure de pointe. Vous vous êtes peut-être demandés (en tous cas moi oui), ce qui poussait une mémé aux jambes tremblotantes, ou son compagnon le papy à oeil de verre et canne au bout de fer à se jeter dans un bus/métro rempli à craquer d'acariâtres trentenaires rentrant exténués du boulot. Le besoin de compagnie, le plaisir de l'odeur délicate et inimitable de la sueur et autres émanations humaines collectives, la chaleur d'un corps pressé contre le sien au gré des virages, le souffle tiède d'un inconnu dans votre dos, le ... brrrrrrr rien qu'un seul de ces trucs me file la chair de poule et me donne envie de prendre mes jambes et de faire le plus possible du chemin A PIED!Mais le vieux lui, ça ne le rebute pas, non non non non non... au contraire ça a pour lui les attraits mystérieux et nostalgiques que - toutes proportions gardées - peut exercer sur nous le souvenir ému d'une première classe verte.Tout ça pour dire, que si le vieux se contentait de jouir en paix de ces instants de jeunesse retrouvés, je n'y verrais absolument aucun inconvénient, on n'est pas gérontophobe non plus. Mais il se trouve que, par un processus aussi étonnant qu'inexpliqué, l'état de grâce ne dure que tant que le vieux ne se trouve pas dans ledit transport en commun. Je lance donc une série d'histoires de ces vieux, pour comprendre un peu mieux leurs motivations.Imaginez : à 18h, Paulette Mongeain, 76 ans entend sonner les cloches de notre dame. Elle se rappelle alors, avec une larmichette au coin de la patte d'oie, comme elle aimait aller retrouvrer son amant de l'époque, Romain, sous les arbrisseaux du parc, en prenant après le travail le premier bus. Une idée folle la traverse alors : et si elle refaisait le chemin, juste par amour du souvenir? Elle prend son cabas, son parapluie, sa capuche en immonde plastique transparent, son chapeau, son châle, et la voilà à l'assaut des rues de paris. Elle saute (façon de parler quoi) dans un bus un peu plus loin, inconsciente de la foule qui l'entoure et toute à la joie de renouer avec ce glorieux passé. Et là... cet élan de bonté et de naïve innocence se brise alors même qu'elle montre son billet mensuel réduction troisième âge au chauffeur. Elle regarde la pastille rose qui est collée sur la paroi de l'autobus, et elle parvient à lire, entre les nombreux bras et corps qui l'entourent : "une personne âgée rentre, je lui laisse ma place". Tout en elle vole en éclat : les arbrisseaux, le parc, Romain, ... seules les pattes d'oie au coin de ses yeux restent bien réelles, et c'est alors que, quasiment à son insu, elle lance au jeune homme lisant un journal à côté d'elle, d'une voix nasillarde qu'elle même peine à reconnaître : "vous pourriez peut être vous lever!". L'homme lève la tête, rougit, bafouille des excuses et se lève, lui laissant sa place. Elle le remercie du bout des lèvres et s'assoit. Pourtant quand son regard se tourne vers la vitre, elle regrette déjà son ton et toute cette idée de périple : l'homme au journal avait dans les yeux le même éclat que ceux de Romain, sous les arbres du parc. Elle réprime la larme qui monte à son oeil et appuie sur le bouton. Elle descendra à la prochaine, sous le regard un peu éberlué du jeune homme, et rentrera à pied.

]]></description>
	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/189700-laure-les-vieux-et-les-transports-en-commun-1-paulette/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Sun, 29 Apr 2007 22:56:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>Laure : retour à d'anciennes amours</title>
	<description><![CDATA[Mes pas m'ont menée cet après-midi à la fnac des halles, et alors que je ne cherchais rien de particulier, un panneau m'a stoppée net. Une pochette blanche, sobre, dont le dessin tracé du bout du pinceau se devine plutôt que de s'imposer. In the garden,&nbsp;nouvel album de Mano Solo. Mano Solo. Souvenirs de jeunesse qui remontent. D'un de mes premiers concerts.&nbsp; Mano solo, le poète écorché aux paroles aussi sublimes que la voix est éraillée. Ca ne se décrit pas vraiment, c'est à voir, à entendre. Au retour, j'ai passé des heures à écouter les albums de Mano. Je me suis procuré tous les cds et je restais allongée à savourer la musique, à m'imprégner des paroles pendant des week-end entiers. C'est sûr, ça respire pas la joie de vivre, mais c'est ce mélange de mélancolie et de rage de vivre qui fait la particularité de l'artiste. Si vous n'aimez pas la voix à la première écoute, ne vous laissez pas rebuter, entêtez vous parce qu'il y a beaucoup à découvrir.Allez, une petite citation pour le plaisir : "J'en aurais connu des lunesen portant ma fortuneau fond de mon coeurJ'ai tant cherché à te rencontrerque j'ai fini par avoir peurde ne pas exister"La fortune, In the gardenPour plus d'infos, le site internet de l'artiste est pas mal fait du tout, avec en particuler la télé qui permet de regarder les clips ou des concerts. Et puis Mano Solo c'est aussi les dessins, les peintures, même si je suis moins fan.
]]></description>
	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/178580-laure-retour-a-d-39-anciennes-amours/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Fri, 06 Apr 2007 21:41:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>Laure : j'arrive pas à me mettre à bosser...</title>
	<description><![CDATA[...et ça me saoûle. Mais pour ceux qui s'ennuient vraiment, il y a toujours le programme des Verts sous sa forme Oui Oui qui crée son petit effet. C'est ici. Amusez-vous bien!

]]></description>
	<link>http://amourstageetbeaute.zeblog.com/172918-laure-j-39-arrive-pas-a-me-mettre-a-bosser/</link>
	<author>Liz et Laure</author>
	<pubDate>Tue, 27 Mar 2007 16:22:00 +0200</pubDate> 
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